La commission paritaire mixte de la pharmacie d'officine s'est réunie le lundi 15 janvier 2018 avec à l’ordre du jour, notamment, la négociation salariale 2018.


La dernière proposition patronale de 1,2% en décembre dernier étant inférieure à l’augmentation du SMIC, la délégation FO a vivement incité les deux chambres patronales à revoir leur proposition.


Il aura fallu près de deux heures d’âpres négociations et quatre suspensions de séance, pour arriver à une dernière proposition à 1,60%, qui a emporté l’accord de FORCE OUVRIERE et de trois autres organisations syndicales sur six et la signature des deux chambres patronales.

 

Certes, cette augmentation ne récupère pas la perte de pouvoir d’achat constatée en 2017 mais, compte tenu du contexte spécifique du secteur, nous semble représenter une avancée.


Après une année blanche en 2017 pour les salariés de la Pharmacie d’Officine, FO a joué, une fois encore, un rôle moteur dans la négociation, gardant en ligne de mire l’intérêt des salariés plutôt que les positions idéologiques.

 

Contacts :

Jacques TECHER

Secrétaire Général

Fédération FO pharmacie, LBM, Cuir et habillement

01/40/52/85/60

 

Olivier CLARHAUT

Secrétaire fédéral de la Pharmacie d’Officine

Secrétaire général adjoint

 

Paris, le 18 janvier 2018

Mes chers Camarades,

Deux ans après la tenue de notre Comité Fédéral de mars 2014 à Montreuil, étape incontournable entre deux Congrès, nous voilà réunis ici dans ce lieu  confortable pour la tenue de notre 41ème Congrès de la Fédération Nationale Force Ouvrière des métiers de la Pharmacie, L.B.M., Cuirs et Habillement qui débute aujourd’hui et se tiendra tout au long de ce week-end dans cette belle ville  d’Arcachon. 

Le coût d’un Congrès, ainsi que le décalage du Congrès Confédéral nous ont amené à espacer davantage le nôtre 

Je peux déjà vous dire que votre présence en nombre démontre, si besoin était, votre intérêt et votre engagement pour notre Fédération.

Intérêt d’autant plus fort que notre Congrès se tient en pleine période de vacances scolaires d’une part et d’une certaine difficulté d’accessibilité pour nombre d’entre vous, d’autre part.

Avant de poursuivre je voudrais dès maintenant remercier toute l’équipe fédérale qui a permis, par son engagement, la tenue de ce Congrès dans les meilleures conditions.

Je remercie par la même occasion tous les militants(es) qui nous ont spontanément accordé du temps.

Je ne citerais personne pour ne pas en oublier, ils se reconnaîtront, encore une fois merci à vous toutes et tous.

Je remercie également Monsieur le Député Maire d’Arcachon d’avoir  bousculé son agenda bien chargé pour nous recevoir lors de la réunion  de notre Bureau dans cette ville le 3 octobre dernier et de nous faire l’honneur de nous assurer un accueil à l’ouverture de ce Congrès au nom de la Mairie par Madame Martine CAUSSARIEU, conseillère municipale 

Merci, Madame, pour ces quelques mots d’encouragement.

Mes camarades, je voudrais maintenant en votre nom saluer et remercier les invités qui nous ont fait l’amitié de nous accompagner  pendant tout ou partie de ce Congrès.

 

Pour la Confédération, nous avons le plaisir d’accueillir le Secrétaire Général, Jean-Claude MAILLY, qui nous fait l’honneur de nous accompagner pendant tout le Congrès.

Nous aurons également parmi nous :

  • Michèle BIAGGI,
  • Michel BEAUGAS,
  • Marie-Alice MEDEUF,
  • Didier PORTE,
  • Patrick PRIVAT,
  • Cristelle GILLARD

Pour les Fédérations et les UD nous avons le plaisir d’accueillir :

  • Jocelyne BEAUSSANT, SG de UD des deux sèvres (CE)
  • Françoise CHAZAUD, SG de la FD ARTS et SPECTACLE AUDIOVISUEL ET PRESSE (CE)
  • Patrice CLOS, SG FD des Transports
  • Jean Pierre GILQUIN, SG UD de l’ISERE (CE)
  • Eric GONDY, SG DE UD Loir et Cher
  • Frédéric HOMEZ, SG FD des Métaux (CE)
  • Jean- Baptiste KONIECZNY, SG UD du PAS de CALAIS (CE)
  • Pascal LAGRUE, SG UD du RHONE (CE)
  • Philippe MANO, SG UD de la GIRONDE
  • Lionel MEURIS, SG UD du NORD (CE)
  • Pierre NARRAN, SG UD des LANDES
  • Dominique RUFFIE, SG UD des YVELINES(CE)
  • Patrice SACQUEPEE, SG FD du LIVRE
  • Serge THOMAS, UD de la REUNION
  • Alexandre TOTT, SG UD de la MOSELLE (CE)
  • Vincent VILPASTEUR, SG UD du VAL D’OISE

Le CFMS  est représenté par  Michaël AOUIZERAT et Corinne LALEVE,

FO HEBDO nous accompagne avec Clarisse JOSSELIN.

Nous font l’amitié d’être là également :

  • Laurent FECAMP,
  • Stéphane LARDY,
  • Nadia SILEM

 

Mes Camarades 

Avant de saluer avec grand plaisir les anciens  de notre Fédération, je vous délivre un message qui vous est adressé par Marguerite ADENIS. Je l’ai rencontrée, bien entendu, pour la convier à notre rendez-vous. Ne pouvant se joindre à nous, elle m’a demandé de vous transmettre à toutes et tous ses sincères amitiés syndicalistes et surtout  vous remercier pour vos engagements au service de notre Organisation et de vous souhaiter bon courage pour les jours à venir.

Je vous transmets également les regrets de Jean Claude QUENTIN pour son absence parmi nous, due en parti à une baisse de forme qui l’empêche de couvrir aisément le grand nombre de km. Il nous souhaite un bon congrès.

Nous avons parmi nous pour la durée de ce week-end de travail (ceux  qui ont été les précurseurs du travail du dimanche) :

  • Bernard DEVY et
  • Gilbert LEBRUMENT, mes deux prédécesseurs qui continuent à suivre de près les activités de la Fédération.

Nous les accueillons avec grand plaisir. 

Parmi nos anciens :

  • Jean-Claude ADAM Industrie,
  • Dominique DURANT LBM,
  • Patrick ISAMBERT Industrie,
  • Jacques POITOUX Répartition,
  • Eugénie PIETRZYKOWSKI Médicament Vétérinaire,
  • Hubert CAMBIER Médicament Vétérinaire.

Je vous demande, mes camarades, de les applaudir toutes et tous pour les remercier d’être avec nous dans ce moment important dans la vie de notre Fédération.

MERCI.

 

Mes chers camarades, c'est le moment du Congrès qui est toujours difficile et triste que celui-ci, où je me dois de vous citer les Camarades qui nous ont quittés depuis notre dernier Congrès à PARIS.

  • · Jean CHENEVIER, Adhérent de longue date et Membre de l'association des préparateurs en pharmacie, de Drôme Ardèche DCD en 2013 à l'âge de 55ans.
  • · Bernard BELKACEM, Membre du Syndicat FO des préparateurs en Pharmacie des deux sèvres Bernard a été Membre de la commission exécutive de notre Fédération de 1985 à 1989 il a été secrétaire du Syndicat des Deux Sèvres et Charente pendant 10 ans de 1988 à 1998 DCD en 2013.
  • · Dominique ANZALONE, ancien Secrétaire Général du Syndicat FO Pharmacie de l'Isère, Dominique est DCD à l'âge de 61 ans juste après sa retraite en 2014.
  • · Michel OLMICIA, Délégué Syndical chez Alliance Healthcare militant actif dans le syndicat FO de la répartition DCD à l'âge de 53 ans en 2014.
  • · Marie-Pierre MONTOYA, Secrétaire adjointe du syndicat de la Pharmacie du Rhône, DCD en 2015 à l'âge de 54 ans.
  • · Bernard LELOU, Délégué Syndical chez Boiron dans le Finistère décédé en 2016.

En 2014, dans la seule Année 2014, notre Organisation a vu successivement disparaitre de grandes figures :

  • · Marc BLONDEL, Secrétaire Général de notre Organisation de 1989 à 2004.
  • · André BERGERON, Secrétaire Général de notre Organisation de 1963 à 1989.
  • · Claude JENET, Secrétaire Confédéral de 1980 à 2000.

En 2015, la disparition de notre Ami

  • Gérard DOSSETO, Secrétaire Général de l'UD des Bouches-du-Rhône membre de la CE Confédérale.

 

En mémoire de tous ces Camarades, Président, je te demande de faire observer une minute de silence.

Mes chers Camarades, vous avez reçu, comme prévu dans nos statuts, le rapport, un mois avant le congrès.

Je suis persuadé que chacun d'entre vous l'aura lu, analysé et débattu dans vos syndicats.

Je me bornerai donc à faire une synthèse de ce rapport, en y incluant quelques points d'actualité qui n'ont pu être traités dans ce dernier.


MES CHERS CAMARADES,

Il est bien évident que tout au long de ces années passées entre ces deux rendez-vous, toutes nos instances se sont tenues régulièrement tant les Bureaux, que les Commissions Exécutives, les différentes conférences de Branche ainsi que notre Comité Fédéral.

Ce Congrès se tient à Arcachon sans raison particulière, si ce n’est la beauté du site et, après notre dernier rendez-vous  à Paris, l’envie de changer de contexte et venir respirer le bon air de cette belle région. De plus, Arcachon a l’habitude d’accueillir ce genre de manifestation et dispose donc de toutes les infrastructures nécessaires.                                                          

Ce Congrès se situe, comme les autres d’ailleurs, après le Congrès Confédéral qui s’est tenu à Tours en février 2015 avec autant de succès que les précédents. Notre Fédération y a d’ailleurs très largement contribué tant par les interventions de nos délégués en plénière que dans les différentes résolutions auxquelles nous avons participé et que nous avons approuvées. Fort de cela, nous avons les bases de nos orientations futures.

Les sujets de préoccupation sont les mêmes dans tous les secteurs de notre Fédération. Notre action sera essentiellement revendicative compte-tenu des nombreuses attaques portées par le gouvernement sur le monde du travail.

Il vous appartiendra, pendant nos travaux, de fixer les limites du raisonnable et la feuille de route permettant de ne pas en sortir.

Le rapport d’activité dont vous avez pu prendre connaissance avec beaucoup d’attention j’en suis sûr, retrace l’essentiel des évènements qui se sont déroulés pendant ces dernières années. Nous avons dû faire face à de nombreuses difficultés mais nous n’avons jamais baissé les bras et notre détermination est restée intacte.

Il vous appartiendra de débattre et de juger, au vu de ce rapport, le travail accompli durant ces 4 ans. Chacun pourra apporter sa contribution à ce congrès que nous souhaitons, comme chaque fois, rempli de fraternité, camaraderie et amitié.

Pour ma part je me contenterais de faire une intervention très synthétique pour laisser plus de place aux débats.

Il ne sera pas simple non plus de faire le tour de toute l’actualité compte-tenu attaques incessantes sur le monde du travail et les organisations syndicales durant ces dernières années, il nous faudra débattre de tous les sujets de les prioriser pour établir la meilleure feuille de route possible pour avancer dans ce contexte difficile où tout est remis en cause, des droits collectifs aux négociations de Branche.

Je reste cependant persuadé que votre perspicacité et votre détermination trouveront les mots nécessaires et les moyens pour organiser et réussir nos actions futures.

 

La situation économique

Si les pays, hors zone euro, ont pu voir une légère embellie, ce n’est absolument pas le cas dans la zone euro. Dès 2013, les gouvernements de bon nombre de ces pays décident d’instaurer un système de gestion à court terme se traduisant par une austérité permanente. La France frôle la récession et voit son taux de chômage augmenter de manière conséquente.

Lors des années 2014 et 2015, les Etats-Unis retrouvent un niveau de croissance raisonnable. Une partie de la zone euro, quant à elle, notamment l’Espagne et l’Italie, semble apercevoir enfin le bout du tunnel, ce qui n’est pas le cas pour les autres, et particulièrement la France qui ne parvient pas à retrouver l’élan nécessaire pour booster sa croissance.

En conclusion, vu de notre fenêtre de syndicaliste, la santé financière indécente de certaines entreprises et notamment du CAC 40, qui continuent à se faire du gras sur le dos des travailleurs et à enrichir leurs gros actionnaires (des rapaces de la finance qui n’en ont cure des salariés) nous laisse un goût amer.

Que dire des spéculateurs spécialistes des « Panama Papers » qui, bien souvent, sont les mêmes qui nous expliquent que nous devons nous serrer la ceinture et accepter les (contre) réformes nécessaires pour le bien du pays ! A tous ceux-là, il est temps de dire non.

Sans faire de relations directes avec ce qui précède, je vous invite néanmoins à relire le discours de Jean-Marc AYRAULT, 1er ministre de l’époque, discours prononcé à la conférence sociale de juillet 2012 au Palais d’Iéna :

"Notre pays est dans une situation économique et sociale difficile. Il nous faut définir les réformes pour le redressement du pays et la préservation de notre modèle social. Le dialogue social sera la marque de fabrique de mon gouvernement."

Réalité ou fiction ?

 

La situation sociale 

2012 : année d’arrivée du nouveau gouvernement avec un nouveau président qui nous assomme de "moi Président » et « le changement c’est maintenant".

3 ans plus tard, force est de constater qu’il avait raison. Il a été président et le changement a eu lieu. Il a réussi à inverser, non pas la courbe du chômage, mais la courbe du bien-vivre en accentuant la pauvreté et en imposant une précarité grandissante, notamment chez les jeunes. Il a réussi surtout à donner satisfaction au MEDEF sur bon nombre de sujets en donnant aux employeurs tous les moyens de déstabiliser le monde du travail.

Les conférences sociales successives, depuis la première sous l’égide de ce gouvernement en juillet 2012 où il était question de dialogue social fort, n’ont été qu’une longue suite de désillusions. En effet, si les thèmes abordés pouvaient être intéressants, les résultats, eux, ont été très décevants. Nous n’y avons participé que pour ne pas laisser la chaise vide et dans l’intérêt des salariés, mais avec malheureusement le résultat que vous connaissez. Nous avons notamment essayé de mettre au centre des débats le pouvoir d’achat mais là encore, sans succès.

Loi de sécurisation de l’emploi

Pour mémoire, lors de notre Comité Fédéral de mars 2014, nous avons largement évoqué tous les méfaits de la loi (LSE).

Notre Fédération disait à l’époque tout le "bien" qu’elle pensait de cette loi dite de sécurisation de l’emploi promulguée en juin 2013 et découlant de l’ANI de janvier de la même année, notamment sur un point essentiel, le temps partiel. Ce qui ne nous laisse aucun doute sur l’état de déficience des signataires à ce moment-là.

Sur ce point, mes camarades, nous aurions pu être d’accord, même si 24 heures hebdomadaires reste du précaire. Malheureusement, le point 2 de cette loi nous ramène à la réalité de la perversité de cette loi en prévoyant la possibilité de déroger, en cas notamment de demande écrite et motivée du salarié.

Il faudra nous expliquer comment un demandeur d’emploi en bout de course  à qui on offrirait un contrat en CDI, même inférieur à la durée minimale inscrite dans la loi, pourrait le refuser.

C’est simplement impossible, le piège se referme ici.


Pacte de responsabilité

Le Président de la République a décidé, fin 2013, de lancer un pacte de responsabilité pour booster les entreprises en leur accordant des allègements de charges pour relancer l’emploi. Il faisait ainsi cadeau aux entreprises des charges pour tous les salaires jusqu’à 1,5 SMIC. Le Président pensait ainsi inverser la courbe du chômage, nonobstant les risques de déficit qu’il faisait courir à nos caisses de protection sociale et le blocage du pouvoir d’achat. Plus un seul employeur n’augmenterait les salaires pour continuer à bénéficier de ces exonérations.

A cela, il faut ajouter le CICE, ce fameux Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi sans conditionnalité.

Les employeurs ne peuvent qu’être contents du Président du MEDEF qui a obtenu satisfaction au-delà même de leurs espérances. Un simple pin’s avec inscrit 1 million d’emplois porté au revers de la veste de Monsieur GATTAZ a été suffisant pour faire craquer le Président ! Devant cette politique de riches pour les riches, il est grand temps et plus que nécessaire de se préparer à se battre  pour inverser la courbe de l’injustice sociale.

 

Loi REBSAME 

Cette loi d’initiative gouvernementale répond aux revendications des employeurs visant à fusionner les IRP des DP au CHSCT. Ils obtiennent là satisfaction après plusieurs années de délibération et une négociation non aboutie. En effet, bien que la loi soit présentée par le gouvernement comme ne réalisant pas la fusion des Institutions Représentatives du Personnel, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Lorsqu’il y a fusion des moyens, remplacement des consultations des CE et des CHSCT par une consultation unique, et que l’expertise devient commune, où se trouve la différence entre le prétendu regroupement d’institutions et leur fusion ? FO s’est battue contre l’intégration du CHSCT au sein de cette nouvelle DUP en raison de la spécialisation du CHSCT qui exige comme les autres instances, compétence, et attention mais également des investigations et actions spécifiques.

Les prérogatives des IRP sont largement écornées, la négociation collective a été altérée en fusionnant les thèmes de négociation obligatoire et en favorisant la négociation collective en l’absence de délégués syndicaux.

On voit bien que l’objectif de cette loi est de permettre aux employeurs de passer moins de temps avec les IRP et les Organisations Syndicales, car pour le gouvernement et le patronat, le dialogue social est un frein à l’efficacité économique !

De plus, cette loi remet en cause pour partie les seuils sociaux notamment en passant les DUP de - de 200 à - de 300 salariés.

Il est bien évident que, dans un avenir assez proche, les débats autour des seuils de 10 pour les DP et 50 pour les CE seront relancés. Il va de soi que Force Ouvrière sera très attentive et combative sur le sujet.

 

La complémentaire santé

L’idée d’une couverture santé pour tous reste louable. Ce qui l’est moins, c’est la mise à mort à petit feu de la mutualisation, point sur lequel les signataires de cet ANI n’ont jamais réfléchi. Il est impératif de prendre garde, à chaque occasion, de proposer la mise en place d’un régime de protection sociale complémentaire adoubé avec un objectif de solidarité et une politique de prévention, seul moyen, semble-t-il, de rendre licite la clause de désignation, sans laquelle la mutualisation est, de fait, mise à mal.

 

L’activité confédérale     

Notre 23ème Congrès Confédéral qui s’est tenu à TOURS du 2 au 6 février 2015 a été l’un des points importants de ces 4 dernières années. Les 3 000 congressistes ont eu l’occasion de débattre des différents points d’actualités et des propositions défendues par Force Ouvrière.

Compte-tenu de la date de ce Congrès, notre Secrétaire Général, Jean-Claude MAILLY, a tenu à rendre un hommage aux victimes des attentats qu’il a qualifiés de barbares et intolérables. Il a indiqué que ces attaques portaient atteinte aux valeurs républicaines : démocratie, liberté et laïcité, valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés.

Ce Congrès fut aussi l’occasion, pour l’ensemble des délégués, de reconnaitre et de saluer le Bureau Confédéral pour le travail fait et les décisions prises durant cette période, tant sur le plan des accords signés que sur l’attitude et le positionnement  de notre Organisation sur tous les dossiers.

Nous saluons, bien entendu, la position de la Confédération qui n’a pas accepté la continuation d’une orientation politique économique libérale-sociale et régressive se traduisant par le pacte de responsabilité ou autre loi Macron au nom de l’unité nationale.

Nous approuvons également à 100 % quand Jean-Claude MAILLY dit que, pour Force Ouvrière, c’est clair : on ne restaure pas le pacte social et républicain en détricotant les droits sociaux.

Nous partageons très largement le constat de notre Organisation sur la situation économique et sociale au niveau européen qui s’est engluée dans un capitalisme libéral, socialement, économiquement et démocratiquement destructeur. Inutile de vous rappeler que notre Fédération partage complètement ces inquiétudes. Nous avons d’ailleurs déjà exprimé que le seul grand avantage de l’Europe est l’enrichissement des financiers au détriment de la classe ouvrière.

Pour en finir, j’adresse également mes félicitations au nom de la Fédération Nationale Force Ouvrière des métiers de la Pharmacie, L.B.M., Cuirs et Habillement, pour l’initiative prise par notre Confédération de diffuser en direct l’intégralité des débats du Congrès, de le mettre en ligne et de le laisser accessible à tout un chacun. Cela prouve bien, si besoin en était, notre vision et notre respect d’une démocratie digne de ce nom.

Loi Travail : 13 journées de mobilisation des salariés impliqués, motivés, qui ont réussi, par leur détermination à faire perdre pied au gouvernement.

 

L’activité Fédérale

J’ai eu l’occasion de participer au premier forum organisé par la Confédération Force Ouvrière à Strasbourg sur « L’accès des militantes FO aux postes à responsabilités syndicales ». A cette occasion, j’ai prononcé ce discours en mettant en avant la place des femmes dans notre Fédération

« Je salue l’initiative de notre Organisation Force Ouvrière de se saisir de ce dossier complexe et sensible que représente la place des femmes aux postes à responsabilité.

À ce propos, les difficultés qu’ont les femmes pour accéder à ces niveaux, se retrouvent à tous les étages de la société, et pas uniquement dans le monde syndical. J’en veux pour preuve l’obligation qu’a été faite aux entreprises depuis plusieurs années de mettre en place un accord triennal sur l’égalité professionnelle hommes/femmes, tant sur les accords de salaire que sur les conditions d’accès à l’emploi, la formation et la promotion.

Cependant, je rappelle, pour l’avoir lu et entendu, que notre Organisation ne souhaite pas voir apparaître dans nos instances des quotas, ni appliquer des lois contraignantes telles que l’obligation d’une parité au détriment, notamment, des compétences.

Pour ces raisons, je réitère mes propos sur l’heureuse initiative de Force Ouvrière de mettre en place ce forum. Ce qui implique que nous avons dorénavant, plus que jamais, le devoir de tout faire pour réussir l’étape suivante qui consiste à donner aux femmes une vraie appétence pour accéder aux postes à responsabilité, en leur donnant les moyens d’y arriver.

Il ne suffira pas de faire état des freins tels que l’articulation vie privée/vie professionnelle, l’absence de droit syndical, etc., il nous faudra aussi composer avec les différents mandats en limitant le plus possible les cumuls.

Nous devons en finir avec les préjugés qui laissent croire, notamment, qu’une femme ne peut réussir que grâce à son physique. Par ailleurs, pour être considérée et reconnue dans son activité, une femme doit travailler deux fois plus qu’un homme.

Bien que les mentalités évoluent, nous sommes cependant très loin du but espéré. Pour illustrer mon propos, je vous apporte un témoignage de notre Fédération. Nous avons, à ce jour, un effectif féminin qui bouge positivement, notamment dans nos instances : 34 % de femmes dans notre Commission Exécutive, 17 % de Déléguées Syndicales Centrales.

Notre Fédération œuvre pour que les femmes trouvent la place qu’elles méritent au sein de nos structures, et ce n’est pas nouveau. En effet, dès la fin des années 1970, nous étions une des premières Fédérations à avoir une femme – Marguerite ADENIS – comme Secrétaire Générale. Nous continuerons toujours à œuvrer dans ce sens.

 

Mes camarades,

depuis l’année 2012, notre Fédération a traversé des étapes trépidantes notamment aux travers des réorganisations, des plans sociaux plus nombreux d’année en année sous des prétextes très discutables. En effet, si certaines branches ont véritablement rencontré des difficultés que je qualifierai de conjoncturelles telles que celles du secteur Cuirs et Habillement (hors luxe), nous ne pouvons en dire autant des secteurs d’activités liés aux médicaments qui dégagent des résultats toujours exponentiels, au seul profit de leurs actionnaires au détriment des salariés. De plus, ces mêmes entreprises bénéficient d’une garantie de solvabilité grâce à notre système de protection sociale.

Le monde du médicament est loin d’être dans des difficultés insurmontables au point de l’empêcher de préserver l’emploi et garantir des salaires décents à leurs salariés.

Pour preuve, et notamment dans l’industrie pharmaceutique, cette dernière affiche une moyenne de plus de 15% de marge nette, ce qui la porte dans le peloton de tête des industries.

Comment expliquer qu’avec un tel taux de marge, cette même industrie continue à détruire l’emploi de manière insolente sous l’œil bienveillant des pouvoirs publics sans qu’aucun retour ne lui soit demandé, sachant qu’elle bénéficie, comme je l’ai déjà précisé, d’un financement public au travers de notre protection sociale ?

Ajoutons à cela le bénéfice comme pour les autres entreprises d’une somme importante au titre du CICE ans compter un montant important de CIR (Crédit Impôt Recherche). Pour la seule entreprise Sanofi : de 100 à 15 millions d’euros chaque année.

Dans ces conditions, comment expliquer que, depuis 2008, et après plus de 100 plans sociaux, 14 000 emplois ont été détruits et que cette aberration perdure aujourd’hui sans que ces démolisseurs ne soient inquiétés ?

Quant aux salaires dans cette Branche, les augmentations n’arrivent même plus aujourd’hui et ce, depuis quelques années déjà, à dépasser les 0,5 %, alors que, dans le même temps, la distribution de dividendes aux actionnaires ne faiblit pas, bien au contraire, allant bien souvent au-delà des 50%.

En ce qui concerne l’autre bout de la chaine du médicament, à savoir ceux qui délivrent en officine, si les pharmaciens titulaires ont su au moment venu négocier auprès des pouvoirs publics des conventions leur permettant de se garantir des honoraires confortables, ce n’est pas le cas de leurs salariés.

A aucun moment dans ces discussions, il a été question notamment de la place et de l’avenir des préparateurs.

Quant aux pharmaciens adjoints, leur situation est loin d’être enviable, d’autant que, pour cette profession, le taux de chômage s’est accru dans des proportions très importantes et donc inquiétantes pour leur avenir.

Concernant leurs salaires, si des accords sont régulièrement trouvés dans cette Branche, leur niveau reste cependant très en deçà de ce que l’on pourrait espérer, compte-tenu du niveau de formation.

Là aussi, les réorganisations, notamment du temps de travail, impactent lourdement la situation des salariés de la Branche.

Dans le cadre de la formation initiale des préparateurs, la Fédération a interpelé le ministère de la santé  pour l’informer sur le besoin d’une réforme de cette formation initiale, compte-tenu que le référentiel du brevet professionnel du préparateur en pharmacie est aujourd’hui obsolète, et que son niveau doit être revalorisé. A ce sujet, nous avons eu une réponse, notamment suite à l’intervention de notre secrétaire Général, Jean-Claude MAILLY.

Olivier en parlera surement lors de son intervention

 

Toujours dans le médicament, la situation des grossistes répartiteurs devient inquiétante à cause des baisses successives de leur marge.

De ce fait, les salariés servent de variable d’ajustement par des plans sociaux et autres réorganisations répétitifs, ce qui induit une forte dégradation des conditions de travail, une précarisation des salariés notamment, entre autres, par du temps partiel.

Sans vouloir incriminer les employeurs, nous pouvons leur rappeler leurs responsabilités dans ce constat. En effet, par le passé, leurs courses à la recherche d’une rentabilité à tout crin, leur gestion à court terme et le manque d’anticipation sur l’évolution du métier, notamment le développement du générique, les baisses du remboursement, les différentes retombées des mesures prises pour la maîtrise des dépenses de santé et la fixation d’un ONDAM toujours de plus en plus contraint, ne pouvaient que les conduire dans la situation préoccupante actu.

Jean-Claude MAILLY a pu découvrir la complexité de ces métiers de la Répartition mal connus du grand public lors d’une visite dans l’un des sites de la CERP ROUEN au Plessis-Robinson et, bien entendu, il en a profité pour discuter emploi et salaires avec les dirigeants, emploi, salaires.

 

Concernant les Laboratoires de Biologie Médicale, nous sommes toujours sur les mêmes dossiers depuis le dernier Congrès.

C’est, parmi d’autres, le cas des classifications sur lesquelles nous travaillons depuis belle lurette, et notamment depuis l’arrivée des financiers dans cette activité se traduisant par des regroupements faisant apparaître de nouveaux métiers : informaticien, qualiticien et coursier d’une part et de la transformation de certains autres existants tels que technicien préleveur, infirmière, secrétaire, …

A ce jour, nous buttons toujours sur les salaires à mettre en face des coefficients. L’exercice est très compliqué d’autant que les syndicats patronaux ne font aucun effort dans ce sens.

Restons encore quelque temps sur les salaires.

Les syndicats patronaux de cette branche d’activité, à chaque négociation de salaires, s’accordaient pour nous rétorquer leur manque de visibilité en terme économique, du fait des baisses successives des actes sans perspective sur les années à venir allant, même jusqu’à nous faire porter le poids de leurs déboires, nous accusant de ne pas avoir pris fait et cause pour les défendre.

Bien qu’il n’en était rien, notre Fédération a adressé au ministère de la Santé un courrier pour l’alerter sur les difficultés que rencontre la profession du fait de ces baisses de nomenclature qui, de fait, ont un impact important sur les salaires.

Sans nous attribuer le résultat, on peut se féliciter qu’en octobre 2013 un accord tripartite entre la CNAM, le ministère de la Santé et les représentants patronaux de la biologie aboutissent sous forme d’un plan qui garantit à la biologie le maintien d’une enveloppe sur 3 ans, assortie d’une augmentation garantie de 0,25 % par an, ce qui a eu pour effet de donner un peu d’air à la profession et par la même occasion nous avons obtenu une augmentation des salaires allant jusqu’à 3,5 % pour certains coefficients.

Deuxième effet de ce plan, les réunions paritaires ont pu reprendre dans un climat acceptable.

 

Le secteur des médicaments vétérinaires 

Ce secteur est très complexe, du fait de la composition de la branche patronale. Les nombreuses restructurations dans ce secteur nous ont coûté plusieurs militants aspirés dans la spirale infernale des fermetures et autres réorganisations. Notre Fédération a cependant toujours réussi à remplacer ses militants et, bien entendu, nous les remercions à cette occasion pour le travail accompli avant leur départ, malgré les difficultés de dialogue social rencontrées dans cette branche.

Je profite également de ce moment pour saluer l’arrivée parmi nous de nouveaux militants déterminés et motivés qui permettent que la Fédération soit toujours aussi bien représentée et respectée dans ce secteur. Nous pouvons également dire merci à ces camarades pour leur perspicacité et leur assiduité, notamment aux réunions paritaires 

Depuis notre dernier Congrès, nous avons adopté les métiers du Cuir et de l’Habillement pour répondre à la demande de notre Confédération.

A cette époque, nous n’avions que très peu d’informations, et surtout une expertise très légère sur ces métiers. Depuis, nous avons, avec le responsable de ce secteur Christophe ROHART, avancé et progressé dans la connaissance des différentes Branches que compte ce secteur.

Si, dans certaines entreprises dîtes ‘de luxe’, les résultats sont à 2 chiffres, il n’en est rien pour d’autres où des milliers de salariés de la chaussure à la couture en passant par la fourrure et la ganterie travaillent dans des conditions très limite avec des salaires de misère. C’est pourquoi nous avons, avec Christophe, au regard de ces grilles de salaires, envie de dire quelques fois aux autres Branches de la Fédération que le pire n’est pas atteint.

Beaucoup de travail reste à faire pour harmoniser les différents métiers de ce secteur, cependant je me réjouis au nom de notre Fédération de la progression et des résultats obtenus dans ces métiers depuis leur arrivée.

Je suis très agréablement surpris par la qualité du travail accompli par les militants de ce secteur. Grâce à leur détermination, nous avons fait un pas de géant par rapport au départ. Il nous faut maintenant transformer cet essai et accentuer le développement.

Je sais pouvoir faire confiance aux animateurs de ces Branches.

 

Formation

Lors de notre dernier Congrès, les changements induits déjà par la loi du 20 Août 2008 sur la représentativité, l’actualité sociale chargée dont notamment les modifications répétitives du Code du Travail, ont rendu la formation des militants encore plus importante.

Pour répondre aux multiples attentes de nos militants, nous avons retravaillé et actualisé le contenu du stage fédéral. Nous avons mis en place des formations thématiques sur 2 ou 3 jours en fonction du contenu. Nous nous sommes aussi adaptés aux demandes spécifiques de certains camarades des différentes entreprises en organisant des formations à la demande telles qu’accompagnement aux négociations dans le cadre des restructurations, formation bureautique et formation sur les nouvelles technologies pour s’informer sur l’actualité sociale et syndicale (web).

Je le sais, c’est très loin d’être suffisant, mais c’est un début.

A ce moment de mon propos, je tiens à souligner l’implication de notre camarade Philippe MEUNIER sur ce sujet. Nous allons continuer à travailler pour arriver à notre but, créer une structure dédiée au seul dossier formation et répondre complètement aux besoins de formation de tous nos militants.

Merci à Philippe.

 

Communication

Mes Camarades, je suis complètement attristé par le constat de non implication de beaucoup d’entre nous sur ce dossier ô combien important de nos jours. Vous le savez comme moi, aujourd’hui plus personne ne prend le temps de se poser. Tout va à une vitesse démultipliée. Les informations de la veille ne sont plus valables le lendemain. Cela se traduit par un besoin d’une communication au plus près de l’actualité. Comme pour les panneaux d’affichage syndical, l’actualisation permanente du site fédéral comme les autres, doit être la préoccupation de tous.

C’est la raison pour laquelle j’ai, à maintes reprises lors, notamment, des Commissions Exécutives, demandé à chaque responsable de Branche de nous fournir  les informations sur tous les dossiers en cours pour alimenter le site fédéral et, de ce fait, tenir informés nos adhérents.

Je fais à nouveau appel aujourd’hui à chacun d’entre vous pour relancer une dynamique sur ce sujet, et surtout encourager celles ou ceux qui se sentiraient près à relever ce challenge. 

Seule embellie sur ce tableau, la finalisation du livret d’accueil des militants de la Fédération que vous pouvez retrouver sur le site fédéral, qui est, et restera, un outil indispensable à nos futures militants.

Ce livret sera bien évidemment actualisé, en fonction des évolutions du Code du Travail et notamment de la loi Travail.

 

Instances fédérales 

Dans cet espace entre les deux Congrès, nos instances se sont réunies, comme prévu dans les statuts, pour faire le point et suivre l’actualité et traiter, quand il le fallait, les différents dossiers.

 

Bureau

Le Bureau s’est réuni régulièrement tous les mois avec l’ensemble de ses membres.

 

Commission Exécutive

La Commission Exécutive s’est, quant à elle, réunie tous les trimestres.

Compte-tenu de la difficulté que rencontrent nos camarades de la pharmacie d’officine qui, malheureusement, ne bénéficient d’aucune heure de délégation, nos réunions se sont déroulées très souvent le dimanche ce qui, vous vous en doutez, pose des problèmes à certains. Je salue votre compréhension et vous remercie pour l’assiduité et la participation de la grande majorité d’entre vous. Je déplore cependant les absences répétées et bien souvent non excusées d’une minorité. Nous sommes obligés de tenir compte de l’indisponibilité de nos camarades de l’officine qui ne peuvent faire autrement.

 

Comité Fédéral

Nous avons tenu notre Comité Fédéral à mi-parcours entre les deux Congrès, les 1ers et 2 mars 2014 à Montreuil.

Ce Comité Fédéral a été l’occasion d’échanges et de débats sur la situation économique et sociale de cette époque.

Ce fut également un moment essentiel pour nos syndicats et élus de ce Comité pour nous remonter leurs attentes et nous exprimer leurs avis sur les actions menées par la Fédération 

La Fédération a profité de ce Comité pour remercier et saluer le travail des secteurs de la Confédération qui nous ont assistés très largement sur différents dossiers.

 

DEVELOPPEMENT et SYNDICALISATION pour notre Fédération, c’est parti !

Le 3 septembre 2014 notre Fédération a organisé une première réunion conférence réservée particulièrement aux DS, DSC et RSS ainsi que tous les mandatés DP, CE, …

Cette réunion s’est tenue au siège de la Confédération avec la participation du Secrétaire Général, Jean-Claude MAILLY.

Le fil rouge de ce meeting portait essentiellement sur le développement, la syndicalisation et les implantations Force Ouvrière.

Les délégués, dans leur ensemble, ont été très attentifs tout au long de cette réunion.

 Au cours de ce meeting, qui rassemblait une majorité de mandatés de la Branche Industrie, ce fut l’occasion de rappeler aux Délégués présents l’importance de développer notre Organisation Syndicale par de nouvelles implantations et l’importance de la syndicalisation.

 

Une deuxième réunion pour les autres Branches de la Fédération a eu  lieu le 22 mars 2015.

Nous avons également rappelé, là encore, l’importance de la formation, de la communication et du développement au sein de notre Fédération.

J’ai demandé à cette occasion au camarade Philippe Meunier de préparer un module sur les techniques de négociation bien spécifiques à nos branches d’activité, je suis sûr qu’il l’a déjà fait.

 

Autre Meeting Fédéral Officine/LBM du 15 mars 2015

La finalité de cette réunion était double :

-           Faire un point d’étape de l’actualité de ces deux Branches.

-           Participer à la campagne des TPE qui constituait le fil rouge de l’année 2015 pour la Fédération.

 

MEETING FÉDÉRAL DU 19 MAI 2015

Ce Meeting Fédéral  organisé le 19 mai 2015 pour les DS, les Secrétaires de Branche, les Secrétaires de Syndicat avec participation obligatoire de tous les DSC.

Dans le but  de mobiliser toutes les énergies dans cette campagne de développement de notre organisation syndicale, notamment dans les entreprises où FO n’est pas implantée.

Cette démarche s’inscrit également dans la démarche confédérale.

D’ailleurs, lors du dernier CCN Jean-Claude MAILLY a rappelé la grande nécessité pour notre organisation de tout mettre en œuvre pour développer, notamment par des nouvelles implantations, notre Organisation.

 

FEUILLE DE ROUTE FÉDÉRALE 

La Commission Exécutive Fédérale avait acté une campagne de développement axée sur des entreprises où FO n’est pas implantée. En effet, FO a un retard d’implantation de 15 % par rapport à la CGT et la CFDT. C’est un réservoir de représentativité à exploiter impérativement.

Les Délégués Syndicaux Centraux (DSC) avaient été sollicités pour établir un état des lieux avec une liste des établissements de leur entreprise sans implantation FO, pour y organiser des actions de sensibilisation. Très peu des camarades en question ont répondu favorablement à cette demande. Je vous rappelle l’importance vitale de cette opération pour développer notre Fédération.

Cette demande est toujours d’actualité pour ceux qui n’ont pas encore eu le temps de répondre, merci de faire le nécessaire.

 

EFFECTIFS

J’en viens maintenant à un sujet qui ne plaît pas toujours mais cependant inévitable dans tous les congrès. Je parle là mes camarades vous l’aurez compris des effectifs.

A chaque Congrès, au moment de la clôture, nous abordons ce point avec conviction. Entraînés par une fièvre de sortie de Congrès, on se fixe des objectifs pas toujours réalisables.

Il n’en reste pas moins vrai que si nous ne voulons pas demain être à la remorque de je ne sais quel organisme ou autre institution, il faudra nous faire violence de manière forte et sérieuse pour se garantir un avenir serein et solide.

C’est vrai et j’en suis conscient, ce n’est pas facile de faire des adhésions, mais ce n’est pas nouveau et cela a toujours été le cas.

Et ne perdons pas de vue que la réalité de la représentativité nous oblige aujourd’hui à un résultat positif, non seulement pour obtenir son passeport de négociateur, mais également éviter de voir dans le même temps les moyens de son syndicat diminuer comme peau de chagrin pour les mêmes raisons. 

Pour mémoire, un des critères pour accéder aux élections professionnelles est de pouvoir prouver son indépendance financière, constituée par les adhésions.

Mes camarades nous n’avons pas d’autre alternative que d’augmenter le nombre d’adhérents.

Le constat que nous pouvons faire aujourd’hui, est la stagnation de nos effectifs, alors que, dans le même temps, nous faisons de nouvelles adhésions.

A notre sens, cette situation est due d’une part par la difficulté que nous rencontrons tous pour garder nos anciens. La deuxième raison qui pourrait expliquer la difficulté à faire adhérer, est peut-être due au manque d’explication claire sur tous les avantages d’une adhésion à Force Ouvrière, en faisant ressortir tous les valeurs ajoutées par rapport aux autres syndicats :

  • nos fondamentaux (« libres et indépendants »)
  • nos spécificités (des négociateurs de Branche, issus de chaque métier de la Branche concernée)
  • notre militantisme de terrain

de plus, sans oublier le coût réel de l’adhésion, compte-tenu du crédit d’impôt.

 

C’est pourquoi, en ce qui concerne la Fédération, si je suis toujours Secrétaire Général après ce Congrès, je vais encourager et engager la responsabilité de celle-ci en invitant la nouvelle équipe à créer une cellule dédiée en priorité :

  • au développement,
  • à la syndicalisation,
  •  aux nouvelles implantations Force Ouvrière.

Sur tous ces points, le potentiel de nos secteurs d’activité est très large.

Au développement de notre Fédération donc, de notre Organisation, comment y arriver ?

C’est ensemble que nous allons faire fonctionner cette cellule, que nous mettrons en place dès notre retour de Congrès. Nous n’avons plus le temps d’attendre, les nouvelles échéances qui arrivent, notamment le chantier de la restructuration des Branches.

Passer de 700 branches, tout confondu, nationales et régionales, à 200 dans un 1er temps, et 100 dans les 2 ans, il faudra le faire au forceps, ou anticiper pour le faire dans les meilleurs conditions.

Cette restructuration de branche se traduira, mes camarades, par un vrai bouleversement, tant sur le plan humain, avec la diminution des mandats, que sur le plan financier, de par nos absences de certains organismes.

Cette nouvelle donne ne nous laisse pas le choix si nous voulons continuer à être sur l’échiquier.

Les absents sur la photo ne reviendront plus.

Nous devons impérativement :

  • Pérenniser partout où nous le sommes, notre représentativité,
  • Atteindre lors des prochaines échéances électorales le taux de 8 % partout où nous ne le sommes pas ou plus.
  • Créer de nouvelles implantations fait bien entendu partie de notre développement car nous devons bien entendu consolider notre représentativité mais également nous implanter partout où nous ne sommes pas.  

Par ailleurs, je vous rappelle que l’indépendance financière de nos syndicats est de moins en moins vraie, eu égard à ce que nous a démontré aujourd’hui notre trésorier. Et sincèrement, ce n’est pas non plus une catastrophe, mais nous devons améliorer notre part « cotisation » allant jusqu’à tout faire pour inverser la courbe, en dépassant les 50 % de part de nos recettes, par nos cotisations. Pour cela, il nous faudra développer notre syndicalisation, c’est aussi une façon de garder notre place sur l’échiquier.

Mes camarades, je sais pouvoir compter sur votre militantisme, sur votre engagement vis-à-vis de notre Fédération et de notre Organisation, alors bons travaux, bon Congrès, vous avez la parole.

Vive la Fédération Nationale Force Ouvrière des métiers de la Pharmacie, LBM, Cuirs et Habillement.

Une délégation de notre organisation, menée par Jean-Claude MAILLY avec Jacques TECHER, Secrétaire Général de la Fédération, et moi-même a été reçue le 28 janvier 2016 par Marisol TOURAINE, Ministre de la Santé et des Affaires sociales.

 

Jacques ayant évoqué auprès de Jean-Claude les difficultés à porter nos messages auprès des Ministères de tutelle, le Secrétaire Général de la Confédération FO nous avait obtenu un rendez-vous avec Marisol TOURAINE qui nous a reçus avec deux conseillers.

 

Jean-Claude a abordé le premier point consacré à l’industrie pharmaceutique :

 

  • Environ 14 000 emplois perdus depuis 2008,

 

  • 120 000 salariés directs et environ 300 000 salariés au global avec les emplois induits,

 

  • Le danger pesant sur la recherche et développement, dont les activités sont maintenant largement externalisées à l’étranger,

 

  • Enfin, les difficultés rencontrées dans toutes les négociations menées avec le LEEM

 

Jacques a ensuite détaillé les problématiques posées dans cette branche qui bénéficie pourtant d’une solvabilité confortable puisque assise sur la Sécurité Sociale. Il a évoqué également la résistance des industriels à constituer les stocks nécessaires à la lutte contre les ruptures de médicaments en général et de vaccins en particulier.

 

La Ministre a affirmé porter une attention toute particulière envers l’industrie pharmaceutique en général et Sanofi en particulier. La R&D sera valorisée financièrement, si elle est réalisée en Europe, dans le cadre de la fixation du prix des médicaments. Marisol TOURAINE a annoncé la création d’une structure dédiée à l’innovation en Santé au sein de son Ministère.

 

Jean-Claude a évoqué ensuite la problématique du diplôme du Préparateur en Pharmacie, affirmant la nécessité de revaloriser un diplôme obsolète.

 

J’ai rappelé que la profession de Préparateur en Pharmacie est actuellement peu attractive (on y entre avec un niveau IV et on en ressort à l'identique !) et le programme de formation remonte à 1997 ! La demande de FO (qui correspond à la demande unanime des partenaires sociaux de la branche) a été rappelée : un diplôme rénové à l'issue d'une formation en trois ans sous la forme de l’alternance salariée (apprentissage ou professionnalisation).

 

La Ministre a avoué son doute à propos de la demande d’une augmentation de la durée de formation mais nous avons rappelé que les 800 heures de formation actuelles étaient notoirement insuffisantes. Si l’on augmente le nombre d’heures de formation en CFA en gardant deux années de formation, les employeurs se désengageront de l’alternance estimant « ne jamais voir les jeunes formés à l’officine », d’où la nécessité de passer en 3 ans. La question a été posée de la piste du diplôme d’Etat Santé : le Ministère n’y serait pas opposé, ce qui ne serait pas pour nous déplaire.

 

La Ministre de la Santé a été attentive et réceptive à nos arguments et nous espérons qu'une suite favorable découle de cet entretien.

 

Merci à Jean-Claude MAILLY pour son aide précieuse et pour le suivi qu'il s'est engagé à effectuer pour faire aboutir nos demandes...

 

Olivier CLARHAUT